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Le mercredi 31 octobre 2018 - Le Mois de l'histoire des femmes

Le Mois de l’histoire des femmes

L’honorable Rose-May Poirier : Honorables sénateurs, étant donné que le mois d’octobre tire à sa fin et qu’il s’agit du Mois de l’histoire des femmes au Canada, j’ai pensé que c’était le moment idéal pour vous faire part de l’histoire d’une éminente Néo-Brunswickoise dans le domaine de la recherche médicale.

Née à Jackson, au Nouveau-Brunswick, en 1909, Gladys Enid Johnson MacLeod a étudié à l’Université Dalhousie et a obtenu son diplôme de docteure en médecine en 1937. On l’a encouragée à poursuivre ses études et elle a fini par devenir anesthésiste. Elle et son mentor, Harold Griffith, ont été les premiers à utiliser une substance du nom de curare, un poison extrait d’une vigne de l’Afrique du Sud, à titre de relaxant musculaire. La substance a été utilisée pour la première fois dans le cadre d’une appendicectomie en 1942.

Après avoir épousé l’avocat Innis Gordon MacLeod en 1942, elle a pratiqué la médecine à Sydney, en Nouvelle-Écosse, pendant six ans et s’est jointe à la faculté de médecine de l’Université Dalhousie en 1960. Elle a pris sa retraite en 1978 à titre de professeure émérite et a conservé son grade honorifique à l’université jusqu’à sa mort en 2001.

L’héritage qu’elle nous a laissé comprend aussi le prix Enid Johnson MacLeod, qui est décerné chaque année par la Fédération des femmes médecins du Canada en reconnaissance des membres de la fédération, toutes catégories confondues, qui font la promotion de la santé des femmes, de la recherche et de l’éducation des femmes en matière de santé.

Cette année, le Mois de l’histoire des femmes au Canada se déroulait sous le thème On influence. L’influence de la Dre Enid Johnson MacLeod se fait encore sentir aujourd’hui. Je suis certaine que tous ceux d’entre nous qui ont eu à subir une opération lui sont reconnaissants de ses travaux de recherche, de sa découverte et de son travail de pionnière dans la profession médicale.

Honorables sénateurs, pendant le Mois de l’histoire des femmes, nous soulignons les réalisations de pionnières dans divers domaines, des femmes qui, par leur dévouement, leur ténacité et leur détermination, ont changé leur domaine respectif et ont aussi changé la société pour les générations à venir. Alors que ce mois tire à sa fin, je rends hommage aux femmes qui, comme la Dre Enid Johnson MacLeod, ont changé la société, ainsi qu’à toutes les femmes dont la contribution n’est peut-être pas soulignée de manière visible — celles qui ont su améliorer les choses dans leur province ou leur collectivité.

Je vous remercie, mesdames et messieurs les sénateurs.

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